Au-delà des conséquences économiques de la pandémie du Covid-19, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale(BDEAC) a terminé l’année 2020 avec un bénéfice net de 09 milliards 800 millions de FCFA ; sois 153% des prévisions budgétaires. En plus, le Conseil d’administration de la Banque vient d’approuver des financements pour un montant global de 182 milliards de FCFA. « Ce qui représente déjà l’intégralité des projets validés durant les deux derniers Conseil d’administration de l’année 2020 ; et qui montre non seulement la confiance des porteurs d’initiatives, mais aussi la puissance de la trésorerie de la Banque qui, rien que sur le marché financier de la CEMAC, va mobiliser 200 milliards de FCFA, d’ici la fin de l’année prochaine » précise le président de la Banque, Fortunato-Ofa Mbo Nchama.
La BDEAC dispose aussi de fonds oisifs de plus de 125 milliards de FCFA, qui attendent juste les projets pour financer.
L’an dernier, déjà, la Banque a mobilisé 249 milliards de FCFA pour répondre aux nombreuses demandes de décaissement ; ce qui lui a notamment permis de répondre favorablement à toutes les demandes de décaissement pour les projets en cours de financement.

Les administrateurs heureux
Le Conseil d’Administration, toujours le 09 juin, s’est félicité de la bonne tenue des activités de la BDEAC en 2020, malgré un contexte sanitaire difficile. Le Conseil a notamment relevé une forte progression des demandes de financements (63 en 2020 contre 18 il y a 4 années). Dix-neuf (19) financements ont été approuvés pour un montant de 186 milliards de FCFA qui ont permis la création de 4.600 emplois et impacté 24 millions de personnes par le financement de la lutte contre la COVID-19. En outre, la BDEAC a décaissé en 2020 un montant de 118 milliards de FCFA en faveur des opérateurs économiques de la CEMAC, contre 49 milliards de FCFA décaissés en 2019. « Les administrateurs se sont également réjouis du volume des ressources mobilisées par la Banque en 2020 (249 milliards de FCFA) ainsi que la bonne qualité du portefeuille dont les créances performantes représentent 96,8 %.
Le Conseil a ensuite examiné et approuvé 10 propositions de financement pour un montant de plus de 182 milliards de FCFA. Ces nouveaux financements portent à un montant sans précédent de 733 milliards FCFA, le total des engagements de la BDEAC depuis la mise en œuvre du Plan Stratégique 2017 -2022 dont l’objectif initial était de 500 milliards FCFA. Ce qui traduit une performance historique largement en dépassement des prévisions.
Les nouveaux engagements pris concernent aussi bien le secteur public que privé, couvrant des domaines aussi variés que les transports, l’énergie, l’agriculture et l’agro-industrie, l’industrie, la santé, l’éducation, les services et le tourisme urbain, l’eau et l’assainissement et les finances. Globalement, la réalisation de ces projets aura de nombreux impacts socio-économiques dans la sous-région : amélioration des conditions de vie des populations, réduction du chômage à travers la création d’emplois, contribution à l’accroissement du PIB des Etats, entre autres.
Ces projets sont en parfaite synergie avec les plans de développement nationaux des pays de la CEMAC et avec le Plan Stratégique 2017 -2022 de la BDEAC. La Banque affirme ainsi sa volonté d’aider les Etats dans le processus de transformation structurelle de leurs économies et dans le développement des infrastructures devant leur permettre d’accélérer l’intégration physique et commerciale de la sous-région.

Des actionnaires conquis
Les actionnaires se sont réjouis du bon déroulement de l’emprunt obligataire de la Banque, en 2020, dénommé BDEAC 5,45% net 2020-2027 lancé avec grand succès. Une opération qui avait débouché sur la collecte de 107 milliards FCFA, sur les 100 milliards attendus. « Le chemin parcouru par la Banque sur ce point est également considérable ; car le déséquilibre des ressources sur les engagements de plus de 117 milliards FCFA que la Banque présentait en 2016 non seulement est, à ce jour, totalement résorbé, mais est devenu excédentaire », précise le management de la Banque.
L’évaluation de la valeur des actions de la BDEAC, quant à elle, conforte son attractivité de plus en plus croissante. La BDEAC détient désormais les atouts devant lui permettre de concrétiser son projet de notation financière par une agence internationale.